Lexique météo

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dimanche 7 novembre 2010
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Sommaire

- Température sous abri (Temperature)
- Point de rosée (Dew point)
- Humidité relative (Humidity)
- Pression atmosphérique (Barometer)
- Vent (Wind speed)
- Précipitations (Rain)
- Refroidissement éolien (Wind Chill)
- Température ressentie (TWH Index)
- Indice de chaleur (Heat Index)
- Indice UV (UV Index)

TEMPÉRATURE

Température sous abris : Fortes gelées ≤ -5 °C / Fortes chaleurs ≥ 30 °C

La température est une grandeur physique mesurée à l’aide d’un thermomètre et étudiée en thermométrie. Dans la vie courante, elle est reliée aux sensations de froid et de chaud, provenant du transfert de chaleur entre le corps humain et son environnement.

L’échelle de température la plus répandue est le degré Celsius, dans laquelle l’eau gèle
à 0 °C et bout à environ 100 °C dans les conditions standard de pression. Dans les pays utilisant le système impérial (anglo-saxon) d’unités, on emploie le degré Fahrenheit (gel à 32 °F et ébullition à 212 °F). L’unité du système international d’unités, d’utilisation scientifique et définie à partir du zéro absolu, est le kelvin (nom commun dérivé du nom de William Thomson, Lord Kelvin).

Comparaison des échelles de température : zéro absolu, fusion de la glace et ébullition de l’eau dans les conditions de pression standard.

Échelle °C °F K
Zéro absolu -273,15 -459,67 0
Fusion glace 0 32 273,15
Ébullition eau 100 212 373,13

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POINT DE ROSÉE

Le point de rosée ou température de rosée est une donnée thermodynamique caractérisant l’humidité dans un gaz. Le point de rosée de l’air est la température à laquelle la pression partielle de vapeur d’eau est égale à sa pression de vapeur saturante. Si l’air humide est progressivement refroidi, la température de rosée correspond à l’apparition d’eau sous phase liquide. Ce phénomène est le principe de mesure mis en œuvre dans les hygromètres à condensation, encore appelés hygromètres à point de rosée.

C’est le phénomène de condensation, qui survient lorsque le point de rosée est atteint et que des sites de nucléation sont disponibles, qui crée les nuages, la brume et la rosée en météorologie. La condensation atteint de la même manière les parois des bâtiments.

Lorsque la température est inférieure au point de congélation, l’air peut devenir saturé par rapport à l’eau et donner des gouttelettes surfondues, ou saturé par rapport à la glace et donner de la gelée blanche. Dans ce second cas, la température de saturation est appelée point de givrage. Ce dernier est plus chaud que le point de rosée à ces températures car la pression de vapeur saturante par rapport à la glace est plus basse que par rapport à l’eau liquide. Ceci mène la vapeur d’eau à se déposer plus généralement sous forme solide que liquide sous le point de condensation.

La notion de point de rosée est une notion de base importante dans le fonctionnement des sécheurs frigorifiques d’air comprimé.

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HUMIDITÉ / HUMIDITÉ RELATIVE

L’humidité est la présence d’eau ou de vapeur d’eau dans l’air ou dans une substance (linge, pain, produit chimique, etc.). Selon le domaine d’application, l’humidité peut désigner différentes grandeurs (génie des procédés, météorologie, traitement de l’air, etc...

L’humidité relative de l’air (ou degré d’hygrométrie), couramment notée φ, correspond au rapport de la pression partielle de vapeur d’eau contenue dans l’air sur la pression de vapeur saturante (ou tension de vapeur) à la même température et pression. Elle est donc une mesure du rapport entre le contenu en vapeur d’eau de l’air et sa capacité maximale à en contenir dans ces conditions. Ce rapport changera si on change la température ou la pression bien que l’humidité absolue de l’air n’ait pas changé. L’humidité relative est souvent appelée degré hygrométrique. Elle est mesurée à l’aide d’un hygromètre.

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PRESSION ATMOSPHÉRIQUE

Pression atmosphérique : ≥ 1013hpa Anticyclonique / ≤ 1013hpa Dépressionnaire

La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s’applique.

En tant que paramètre physique, la pression, tout comme la température, joue un rôle extrêmement important dans la plupart des domaines. Du point de vue de la thermodynamique, il s’agit d’une grandeur intensive.

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VENT

Le vent est un mouvement de l’atmosphère. Il peut apparaître sur n’importe quelle planète disposant d’une atmosphère. Ces mouvements de masses d’air sont provoqués par deux phénomènes se produisant simultanément : un réchauffement inégalement réparti de la surface de la planète par l’énergie solaire et la rotation de la planète.

Sur Terre, plusieurs régions ont des vents caractéristiques auxquels les populations locales ont donné des noms particuliers. La vitesse du vent est mesurée avec un anémomètre mais peut être estimée par une manche à air, un drapeau, etc...

La vitesse du vent est d’autant plus rapide que les différences de pression sont fortes et qu’elles se font sur de courtes distances (lignes isobares rapprochée). La latitude joue également un rôle important. On peut exprimer cette vitesse par l’échelle anémométrique de Beaufort. L’échelle est graduée de 0 (vent nul) à 12 (ouragan). L’échelle de beaufort ce traduit par la vitesse du vent moyenné sur 10 minutes, plus cette moyenne augmente, plus la force beaufort s’accentue.

Echelle anémométrique de Beaufort - Vitesse du vent

Chiffre BeaufortTerme descriptifVitesse du vent à 10mSpécification au large
0  Calme <1 <1  La mer est comme un miroir.
1  Très légère brise 01-03 01-05  Il se forme des rides sans aucune écume.
2  Légère brise 04-06 06-11  Vaguelettes courtes.
3  Petite brise 07-10 12-19  Très petites vagues. Ecume d’aspect vitreux.
4  Jolie brise 11-16 20-28  Petites vagues devenant longues,moutons franchement nombreux.
5  Bonne brise 17-21 29-38  Vagues plus longues. Moutons nombreux.
6  Vent frais 22-27 39-49  Des lames commencent à se former. Les crêtes d’écume blanche sont partout plus étendues.
7  Grand frais 28-33 50-61  La mer grossit. Lames déferlantes.
8  Coup de vent 34-40 62-74  Lames de hauteur moyenne et plus allongées. L’écume est soufflée en très nettes traînées.
9  Fort coup de vent 41-47 75-88  Grosses lames. La crête des lames s’écroule et déferle en rouleaux.
10  Tempête 48-55 89-102  Très grosses lames à longus crêtes en panache. Le déferlement en rouleaux devient intense et brutal. La visibilité est réduite.
11  Violente tempête 56-63 103-117  Lames esceptionnellement hautes. La mer est complètement recouverte de bancs d’écume blanche.
12  Ouragan >64 >118  L’air est plein d’écume et d’embruns. La mer est entièrement blanche.

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PRÉCIPITATIONS

La pluie désigne généralement une précipitation d’eau à l’état liquide tombant de nuages vers le sol. Il s’agit d’un hydrométéore météorologique qui fait partie du cycle de l’eau. La pluie se forme à partir de la condensation de la vapeur d’eau qui a été évaporée par le soleil, s’est condensée dans le nuage par le refroidissement adiabatique dû au mouvement ascendant de l’air. On parle de pluie chaude quand les gouttes de pluie se sont entièrement formées dans un nuage au-dessus du point de congélation et de pluie froide quand elles sont le résultat de la fonte de flocons de neige quand l’air passe au-dessus de zéro degré Celsius en altitude.

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REFROIDISSEMENT ÉOLIEN

Le refroidissement éolien (Wind Chill), parfois aussi appelé facteur vent dans le langage populaire, désigne la sensation de froid induite par le vent sur un organisme qui dégage de la chaleur et qui s’ajoute à la température réelle de l’air ambiant. Paul Siple et Charles F. Passel ont développé le concept facteur du refroidissement éolien juste avant l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale lors d’expériences en Antarctique.

Le concept s’est graduellement répandu ensuite grâce au service météorologique des États-Unis. Environnement Canada et d’autres service nationaux de météorologie l’utilisent afin de pouvoir quantifier la température perçue, en cas de froid intense, par le corps humain en combinant la vitesse du vent et la température extérieure.

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TEMPERATURE RESSENTIE

THW : Température ressentie à l’ombre, tenant compte du vent et de l’humidité.

THWS : Température ressentie au soleil, tenant compte du vent, de l’humidité et des rayons du soleil.

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INDICE DE CHALEUR / HUMIDEX

L’indice humidex est une mesure utilisée par les météorologistes canadiens pour intégrer les effets combinés de la chaleur et de l’humidité. Il diffère de l’indice de chaleur utilisé aux États-Unis : celui-ci utilise l’humidité relative plutôt que le point de rosée.

La formule actuelle pour déterminer l’indice humidex a été développée au Canada en 1979 par J. M. Masterton et F. A. Richardson au Service de l’environnement atmosphérique, qui est maintenant le Service météorologique du Canada.

L’indice humidex est un nombre sans dimension, mais il utilise des valeurs qui ressemblent à une température en °C. C’est pourquoi il est souvent faussement considéré comme une température humide équivalente. D’après Environnement Canada, un indice humidex d’au moins 40 cause "beaucoup d’inconfort", au-dessus de 45 il y a "danger", et au-dessus de 54, un coup de chaleur est imminent. Un avertissement de chaleur accablante sera émis quand l’humidex est prévu à 40 ou plus.

L’indice humidex ne tient compte que de la température de l’air et de l’humidité. Il ne tient pas compte de l’exposition de la peau au soleil, qui va augmenter sa température par rapport à l’air, et des vents qui aident à l’évaporation de la sueur et donc au rafraîchissement de la peau.

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INDICE UV ou INDICE SOLAIRE

L’indice UV est une prévision de la qualité des UVB et UVA arrivant au sol. L’indice UV vous apporte une information sur l’intensité des UV à la surface du sol et sur les recommandations de comportement à adopter pour se protéger des effets nocifs des UV, particulièrement pour les personnes à peaux sensibles et pour les enfants.

Cet indice UV a été recommandé au niveau international par l’United Nation Environment Program, l’Organisation mondiale de la météorologie, le Comité international de la protection contre les radiations non ionisantes, l’Organisation mondiale de la santé.

Suivant les recommandations, la Sécurité Solaire a lancé en 1995, la Météo Solaire : L’Indice UV (échelle mondiale d’intensité des UV) accompagné des conseils de protection adaptés.

L’indice UV montre que le temps pour attraper un coup de soleil est de :

Indice UV Catégorie Temps pour affecter la santé
> 9 Extrême Moins de 15 minutes
7 à 9 Fort Moins de 20 minutes
4 à 7 Moyen Environ 30 minutes
0 à 4 Faible Moins d’une heure

L’indice UV atteint en France metropolitaine un taux de 8 à 9 en plaine, de 10 en montagne à 2000 mètres. Plus près des tropiques, il passe à 12 pour atteindre un taux de 15 à l’équateur L’état du ciel est un élément important, mais il faut toujours se méfier de la couche de nuages qui ne filtre qu’une partie des UV.

Comment utiliser l’indice UV
Un indice UV est faible de 0 à 4
Les rayons UV sont moins intenses en automne qu’en hiver. Malgré tout, si vous restez au soleil pendant plus d’une heure, en particulier sur la neige, enduisez-vous d’écran solaire et portez des lunettes de soleil.

Un indice UV est moyen de 4 à 7
Protégez-vous contre les rayons UV, en particulier de 11h à 16h. Moyen de protection : ombre, vêtement, chapeau, lunettes de soleil, écran solaire.

Un indice UV est fort de : 7 et plus
Avec un indice de niveau élevé, la peau risque de bruler et de d’abimer rapidement ? Couvrez-vous, mettez-vous à l’ombre de 11h à 16h.

Comment est calculé l’indice UV
Pour comprendre la façon de calculer l’indice UV, il est nécessaire de définir en premier lieu la notion de DEM (Dose Erythémale Minimale) . Cette dose d’UV représente la dose minimale d’UV qu’une personne devra recevoir pour avoir un érythème ou coup de soleil. En général, cette dose est de 100 J/m2 pour une personne ayant une peau très sensible et de 250 J/m2 pour une personne à peau "normale".

L’irradiance des UV est exprimée en W/m2. L’indice UV est une valeur exprimée en W/m2 et multipliée par 40 par convention (ce qui permet d’avoir des nombres simples allant de 1 à 12) . Un petit calcul s’impose :
Par exemple, pour un indice UV de 12, on aura : 12/ 40 = 0,3 W/m2 .
Afin de savoir en combien de temps une personne à peau normale peut avoir un coup de soleil, l’opération sera la suivante : 250/0,3 = 833 secondes soit : 13 minutes, et moins de 10 minutes pour une peau sensible.

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